jeudi 7 avril 2011

WBEEZA : London is in da House


A seulement 25 ans, Warren Brown, plus connu sous le nom de Wbeeza (double-you-beeza) s’est imposé comme l’un des nouveaux talents de la nouvelle scène house. Il vit depuis toujours dans le sud de Londres, mais en seulement quelques productions et un album « Void » sur le label Third Ear, sorti en décembre 2010, le jeune Wbezza s’est attribué le respect et le soutient des plus grands de la scène house US, de Theo Parrish à Delano Smith, Levon Vincent, Boo Williams ou Scott Grooves… En attendant son live au REX, le 23 avril, il nous en dit un peu plus sur son parcours.

Comment et quand as-tu découvert la musique en général?
La musique fait partie de  ma vie depuis toujours. Mon père collectionnait les disques et j’ai eu 7 frères et sœurs. Je suis le plus jeune ce qui m’a permis d’écouter beaucoup de styles différents. Deux de mes frères et un ami de leurs amis ont été les plus influents pour moi. Grâce à eux dès l’âge de 13 ans, j’écoutais de la house Chicago et des anciens disques de Detroit. Rare Groove, Soul & funk.... Vous savez d’où je viens. Je tiens ça de ces gars là. Ils se posaient, parlaient et buvaient de la bière … et moi je jouais à la PS1 ou la Game Boy sur cette musique là ce qui m’a permis de découvrir beaucoup de choses et de découvrir les disques.
Tu as grandi à “Peckham”, dans la banlieue sud de Londres, reconnue comme dangereuse, caractérisé par la violence, le crime etc … Est-ce que tu as vraiment ressentis  cela quand tu étais enfant ? Pense-tu que cela ai eu un impact sur ta musique et ton style ?
« Peckham » a une mauvaise réputation. Mais ça vient des médias. Je suis sûr que vous avez des quartiers identiques a Paris. Les gens qui vivent là-bas ont parfois des opinions différentes de leur quartier de ce qui est présenté dans les journaux. Comme partout, il y a des rues que vous choisissez d’éviter si vous n’habitais pas là-bas. « Peckham » est comme ça.
J’ai lu dans une interview que tu as travaillé avec GIGGS (célèbre star du hiphop anglais). Quelle expérience en as tu tiré ?
“Giggs” est mon voisin. Nous étions à même école étant petit… je suis sur que nous allons travailler ensemble à nouveau.
Quand as tu commence à produire de la Musique Electronique? Peux-tu le décrire ?
J’avais 16 ans  quand j’ai commence à faire  du beatbox avec des amis. Mes premiers essais en musique électronique avaient une influence latine assez importante.
Tu es un très jeune producteur, 100% Anglais, respecté par les plus grands de la famille house US, de Stacy Pullen à Delano Smith, Theo Parrish, Boo Williams ou Keith Worthy. Qu’est ce que cela représente pour toi ? Que ressens-tu en commun avec ces artistes ?
Ils sont tous simplement comme moi, avec un background similaire. Bien sur que ça fait plaisir de savoir que des gens comme Theo Parrish jouent tes disques et te font sentir comme chez toi.
Comment vois-tu ton avenir dans la Musique Electronique?
Je me vois produire d’autres artistes et poursuivre mes journées de studio, continuer à jouer live, le plus longtemps possible et faire plaisir aux gens.





STEFFI : Yours & Mine


Résidente au Panorama Bar, Steffi, vient de donner jour à son premier album « Yours & Mine » sur Ostgut Ton.  Quelques mois de studio, du talent, et une sensibilité rare lui ont permis de donner jour à cet opus, qui s’annonce comme l’un des moments forts de cette année.  En attendant la soirée du 26 mars, Steffi nous à fait l’honneur de répondre à nos questions…
1, Bonjour, peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m’appelle Steffi J
2, Comment et quand as-tu découvert la musique ?  Grâce à quels artistes ?
J’étais très jeune, mon frère écoutais beaucoup de musique et les murs de la maison étant très fin, j’ai pu découvrir petit à petit pas mal de new wave et rock alternatif grâce à lui , à l’age de 8 ans . C’est à partir de là que j’ai commencé à vraiment m’intéresser à la musique. A l’âge de 14 ans j’ai découvert l’acid house et c’est là que j’ai commencé à me concentrer sur la musique électronique.
3, Quand t’es tu lancée dans la production ?
Je dirais autour de 2002, quand j’ai acheté mes premières machines et que j’ai commencé à m’amuser avec. Quand j’ai déménagé à Berlin en 2007, j’ai pu me concentrer à 100% sur la musique et  réussir à finir des tracks et les sortir.
4, Tu es originaire d’Hollande mais tu as déménagé à Berlin en 2007. Comment es-tu devenue membre de la famille Ostgut Ton ? et résidente pour le PanoramaBar ?
J’ai rencontré Nd Baumecker et il m’a invité à jouer au Panorama bar. Nous avons de suite accroché et j’ai commencé à jouer là-bas tous les 3 mois. Après quelques temps, j’ai emménagé à Berlin de manière permanente et j’ai pu jouer là-bas tous les mois et rejoindre l’agence de booking d’Ostgut Ton.
5, Te souviens-tu de la première fois où tu as joué là-bas ? Comment tu t’es sentie à ce moment là ?
C’était génial. Un set de 4h et j’ai pu jouer tous les styles, de la disco à la house, l’acid house , l’electro etc…
6, Ton premier album sort sur Ostgut Ton. Quand as-tu commencé à travailler dessus ? Peux –tu nous dire pourquoi tu as choisis ce nom « Yours & Mine » ?
Quand j’ai  discuté de cet  album en janvier 2010, avec le label Ostgut Ton, je me suis enfermée en studio de mars jusqu’à fin octobre and travaillé non stop sur mon album. Je suis allée puiser dans ce que j’avais fait depuis ces 3 dernières années et j’ai développé également de nouvelles choses.
L’idée générale autour de cet album, et de ce titre c’est « Yours & Mine ». Pour moi la musique est universelle, ça appartient à nous tous et peut être jouée partout où l’on veut de n’importe quelle manière. Cet album c’est le mien car je l’ai composé mais c’est aussi le vôtre également car vous êtes tous auditeur. Je trouve que c’est la chose la plus puissante au niveau de la musique car nous sommes tous relié à elle de manières différentes.

7, Dans cet album, nous pouvons ressentir beaucoup d’influences de l’oldschool house & techno. On ne va pas vraiment parler de styles mais plutôt des sonorités que tu utilises, beaucoup de synthés analogiques et boîtes à rythme qui sonnent très ‘classic ‘ house.
Comment as-tu travaillé sur cet album ? Est-ce que tu t’es servie exclusivement de sons analogiques ?  D’où t’es venue ton inspiration ?
Mon inspiration ne vient pas d’un son en particulier. Je suis influencée par beaucoup de choses. Les gens autour de moi, les gens que je ne connais pas . J’ai une collection très large de musique du coup c’est très étendu. J’ai produit 80% de mon album avec des machines analogiques.
8, Il y a beaucoup d’émotions et de sensibilités dans cet album. On a le sentiment que tu t’es en quelque sorte ‘Mise à Nue ‘. C’est bien ça ? Comment te sens-tu avec cet album ? Es-tu arrivée au bout de ce que tu espérais ?
Je n’avais pas vraiment d’exigences ni de visons précises. C’est juste venu comme ça. C’est ce que je fais, c’est la musique que je produis, c’est ce que je suis !
9, Tu es une véritable amoureuse de la house music. J’imagine que tu dois posséder une grande collection de classiques house. Peux-tu nous citer quelques artistes que tu apprécies beaucoup ?
Il y en a trop à citer et je ne veux pas  les citer car je sais que je finirai par en oublier un !
10, Tu manages 2 labels, Kalkson & Dolly, tu produis, tu joues. Et tu à l’air de très bien gérer tous cela. Y ‘a-t-il  d’autres domaines dans lesquels tu excelles que nous ne connaissons pas ?
( Grands rires) … qui sait !
 Interview Emeline Ginestet

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